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Kone

L’occupation de l’espace, c’est culturel

Comprendre l'espace personnel nécessaire ou être capable de définir la vitesse de déplacement pertinente d’un équipement relève de la subtile compréhension des rapports humains et des différences interculturelles qui existent encore, même à l’heure de la mondialisation. Ils sont influencés par divers facteurs tels que la culture du pays et de l’entreprise ou la taille de la ville concernée.

Parlons culture !

La distance physique confortable entre les personnes varie non seulement en fonction du degré de familiarité qui existe entre elles mais aussi en fonction de leurs cultures respectives. L’introduction du concept de proxémie par Edward T Hall dans les années 60 a conceptualisé cette notion. La proxémie consiste à théoriser l’usage que l’homme fait de l’espace, en particulier via l’observation de la distance physique qui s’établit entre des personnes prises dans une interaction.

Par exemple, dans les pays latins, les distances entre les corps sont relativement courtes. En Afrique, elles sont souvent si réduites que le contact physique est fréquent. À l’inverse, dans les pays nordiques, dans les pays arabes ou au Japon, les contacts physiques sont plus rares et ces distances plus importantes.

Dans le même esprit, il a été relevé que les personnes vivant en Europe marchent plus rapidement que celles vivant au Moyen-Orient.

Et les concepts de performance, de sécurité et de confort varient aussi. En Amérique du Nord, et particulièrement aux États-Unis, la plupart des gens apprécie la performance. Les Américains préfèrent se rendre à destination le plus vite possible. A l’inverse, en Asie, de manière générale, les gens préfèrent le confort de conduite.

 

Quel impact sur les moyens de transports ?

Ainsi, un ascensoriste avisé se doit de réfléchir à ces problématiques culturelles pour proposer des solutions et des paramétrages personnalisés. Il doit adapter au mieux les équipements à l’usage qu’en feront ses utilisateurs.

La prise en compte de la distance idéale entre les personnes, liée à leur culture, donne une estimation de la densité idéale dans un couloir, une zone d’attente ou un ascenseur. La gestion des flux de personnes sera ainsi minutieusement étudiée et le nombre de couloirs d’accès contrôlés, d’ascenseurs ou d’escalators sera adapté.

Idem pour les vitesses de circulation. En Amérique du Nord, où l’efficacité prime, la solution Gestion de destination est tout à fait adaptée afin de limiter les arrêts de l’ascenseur en cours de route. L’équipement sera également réglé afin de proposer une accélération rapide pour arriver à destination le plus vite possible.

A contrario, en Asie, où les personnes privilégient le confort de déplacement à la vitesse, mieux vaut proposer un équipement avec des accélérations et des ralentissements doux, quitte à avoir des cabines plus chargées.

Et vous, saviez-vous que cette dimension interculturelle était non seulement prise en compte par les architectes et constructeurs mais aussi par les ascensoristes ?