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Kone

Quand le lieu de travail se réinvente

Entre nouvelles technologies, nouveaux modes de travail et innovations, une chose est sûre : le bureau s’adapte afin de répondre aux besoins d’un monde en perpétuelle mutation.

Un travail de plus en plus flexible

Si, il y a quelques années, vous disiez qu’il était possible de travailler sans être présent à son bureau, on vous aurait probablement regardé de travers. Mais aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, la mode est aux horaires souples et de nouvelles façons de travailler ont vu le jour.

« Dites adieu aux fax et aux emails. Les entreprises d’aujourd’hui disposent désormais d’un éventail de nouveaux outils de communication » commente Tiffani Bova, évangéliste technologique chez Salesforce. « Il y a des entreprises qui communiquent avec leurs employés via des vidéos à la Snapchat, ou encore d’autres pour lesquelles le télétravail est standardisé. » Pour elle, si ces nouvelles pratiques sont désormais monnaie courante pour les entreprises, leurs collaborateurs et clients ; elles s’apprêtent à devenir la nouvelle norme.

« Rien ne remplacera le face à face, mais il est aujourd’hui parfaitement possible de produire un travail efficace avec ces outils. »

Et l’organisation du travail n’est pas la seule à avoir changé. Si les salariés représentaient autrefois la quasi-totalité de la population active, ils sont progressivement rattrapés par les  freelances, les associés ou encore les sous-traitants. Le principe d’un âge de départ à la retraite va petit à petit disparaître et une force de travail plus âgée va continuer à exercer, notamment grâce à une organisation plus souple.

 

Vers des bâtiments plus intelligents

Avec des places et des bureaux non-nominatifs et des murs amovibles, le bureau devient de plus en plus flexible. En effet, l’interaction entre différents services dope la productivité, les espaces comme les cafés encouragent aussi les échanges. Mais si les open spaces ont leurs avantages, il arrive que les collaborateurs aient besoin d’intimité pour travailler, et les bureaux doivent donc se doter d’espaces privés.

« L’architecture est souvent décrite comme une ‘troisième peau’, en plus de  nos vêtements et de notre propre peau. Mais elle a longtemps servi comme un corset rigide et intransigeant » déclare Carlo Ratti, architecte, directeur du MIT Senseable City Lab et fondateur de l’agence d’architecture Carlo Ratti Associati.

« Avec les objets connectés, tout ça pourrait changer. Les bâtiments pourraient se réinventer à l’infini. On peut imaginer une architecture qui s’adapte à nos besoins, désirs, personnalités… et non l’inverse. »

 

 

Foule sentimentale

Si la problématique de la gestion des flux de personnes reste la même, celle de l’individu représente un tout autre défi.

« Grâce au machine learning, le bâtiment pourra même conseiller les gens de manière individuelle » déclare Claire Penny, responsable de l’Internet des objets pour le bâtiment chez IBM. « Si je suis en retard à un rendez-vous, il sera même capable de me dire s’il est plus rapide pour moi de prendre l’ascenseur que les escaliers. »

L’accessibilité occupera une part fondamentale dans la gestion des flux, en s’assurant de diriger les individus là où ils doivent se rendre –  rapidement et en toute sécurité. Portes, ascenseurs, monte-charges, l’intégralité des outils immobiliers agiront en parfaite harmonie pour y parvenir.

« Avec le bâtiment du futur, il y aura un vrai effet waouh » commente Penny. « Il sera conçu pour l’Homme et pourra les guider avec rapidité et surtout, efficacité. La productivité globale en bénéficiera grandement parce que les employés seront plus épanouis. Tout le monde y gagne à évoluer dans un environnement de travail agréable. »