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Kone

Que vont gagner les citadins avec la Smart City ?

Plus mobile, plus sûre, plus économe, la ville du futur est d'ores et déjà pleine de promesses. Une smart city qui, avec l'essor des technologies numériques, ambitionne de transformer la ville en plaçant l’humain au centre de toutes les réflexions. Mais concrètement, quels seront les nouveaux services et surtout les nouveaux bénéfices de ces villes connectées pour leurs habitants ?

Gagner jusqu’à 60 heures de transport par an

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais chaque jour quand vous circulez, vous êtes déjà en train de profiter d’une expérience de mobilité améliorée. Dans la rue, des capteurs intelligents analysent la densité du trafic en temps réel, des feux intelligents adaptent la durée des signaux à la circulation, des parkings optimisés incitent à se diriger vers les voies les moins encombrées… et l’utilisateur n’a plus qu’à suivre une application lui indiquant le meilleur itinéraire possible. Bref, tout est fait pour faciliter son parcours dans la ville, éviter les embouteillages et lui faire gagner du temps. Une révolution invisible qui est en marche, avec des bénéfices mesurables et quantifiables : selon une enquête internationale d’Intel, on estime que la mise en place d’un système de circulation intelligent généralisé permettrait aux usagers d’économiser jusqu’à 60 heures de transport par an.

Rien ne les oblige toutefois à prendre leur voiture. Face à la congestion routière et la pollution de l’air, les grandes métropoles ont dû trouver des solutions intelligentes visant à réduire le nombre d’automobilistes sur le long terme. Cela a notamment donné lieu au MaaS (Mobility as a Service), un nouveau concept de déplacement multimodal venu de Finlande, qui bouscule la mobilité urbaine actuelle. En combinant différents modes de transport (vélo, train, bus métro, tram, taxi, location de voiture, covoiturage…) via une application unique, un voyageur peut ainsi directement réserver un trajet optimisé d’un point A à un point B. D’autres services permettant d’améliorer la mobilité émergent un peu partout dans le monde. C’est le cas du transport autonome partagé qui complète les réseaux de transport public existants afin de les fluidifier. Ainsi dans un futur proche, des navettes électriques sans conducteur transporteront des passagers avec des itinéraires ou des destinations similaires. Un concept révolutionnaire qui a pour objectif d’adapter le trafic en fonction des conditions réelles.

 

 

Créer un environnement de travail plus fluide

 

Aujourd’hui, tout est smart : le smartphone, la smart car, la smartwatch… Aucune raison que les bureaux échappent à ce phénomène de digitalisation. Grâce à la collecte et l’analyse continues de multiples données, les smart offices intègrent eux aussi une grande dimension numérique. Résolument autonomes, ils contrôlent à distance l’environnement de travail dans une démarche d’optimisation énergétique et budgétaire. Eteindre la lumière lorsqu’une salle est vide, ajuster la climatisation et la ventilation au nombre d’employés qui sont présents dans la pièce, abaisser les stores en fonction de la luminosité extérieure, tout est conçu pour que le bureau intelligent soit source de bien-être auprès des collaborateurs.

Quand on sait que les Français passent en moyenne 38h/semaine sur leur lieu de travail et que l’espace professionnel est devenu un critère déterminant pour 40% d’entre eux, les bureaux ne peuvent plus se contenter d’abriter les intelligences, ils doivent en être le reflet. Devenir un outil au service des employés pour les mettre dans des conditions de travail optimales. Ainsi truffés d’objets connectés et communicants, le smart office s’adapte en permanence à la vie de ses occupants, en leur offrant tout un écosystème de services disponibles depuis leur smartphone : tables modulables, géolocalisation des salles de réunion, bureaux flexibles, réservation du plat du jour à la cantine… ils ont accès à toutes les informations partout et tout le temps. Et cela contribue favorablement à leur bien-être.

C’est en suivant ce postulat que viennent s’intégrer les services connectés 24/7 de KONE. Cette offre de services s’appuie sur la maintenance prédictive pour détecter les défaillances avant même qu’elles se produisent. Une technologie de pointe qui permet de faciliter le trafic des ascenseurs et minimiser le temps d’attente grâce à l’exploitation des datas. Les appareils plus disponibles améliorent ainsi le confort et la sécurité des usagers, et participent à créer un environnement de travail serein, garant de la satisfaction de chacun.

 

 

Assurer une meilleure consommation de l’énergie

 

Les villes s’étendent sur seulement 2% de la surface terrestre mais consomment 75% des ressources énergétiques planétaires. Elles sont également responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre. Un contexte alarmant qui nécessite un changement de paradigme, garantissant une urbanisation durable : pour se développer, la ville intelligente doit apprendre à maîtriser son énergie de façon rationnelle et structurée.

Cela passe notamment par la connexion des citadins. La multiplication des capteurs au sein du mobilier urbain permet aux villes de récolter un amas de données appelé “Big Data”. Ce dernier permet d’obtenir une vision plus précise de l’état de la ville, en fournissant des informations sur la consommation et les émissions d’énergie. Dès lors, il suffit d’adapter la consommation énergétique à sa production en réduisant au maximum l’empreinte sur l’environnement.

Les réseaux intelligents (ou “smart grids”) permettent par exemple d’ajuster en direct les flux d’électricité entre les consommateurs et les fournisseurs. Ils apportent ainsi une meilleure gestion des pics de consommation pour réaliser des économies d’énergie considérables. Ils favorisent également l’incorporation de sources d’énergies renouvelables sur l’ensemble du système. C’est le cas de “The Edge”, un complexe érigé en 2015 à Amsterdam qui intègre des technologies renouvelables pour produire 102% de sa propre énergie. Avec un bilan énergétique nul, il a été élu bâtiment le plus durable au monde. En France, de plus en plus de villes renouvellent leurs équipements urbains de façon intelligente. Dijon vient ainsi d’inaugurer son grand poste de pilotage connecté qui gère et coordonne l’ensemble de l’espace public de la métropole. Grâce aux appareils connectés, ce projet inédit a pour ambition de faire économiser 65% d’énergies aux 260 000 citadins. A Chartres, l’éclairage public a été converti en écosystème digital dans l’optique d’améliorer le cadre de vie de ses habitants : éclairage par détection de présence, arrosage automatique des espaces verts, mesure du niveau de remplissage des conteneurs à déchets… le réseau communicant veut rendre la ville moins énergivore, et prévoit notamment des économies de 30% sur l’éclairage.

 

Au coeur de l’ère numérique, on comprend donc bien que la ville intelligente doit intégrer les nouvelles technologies pour s’améliorer. L’enjeu n’étant pas uniquement de moderniser les services existants, mais bien d’opérer une révolution en tissant de l’intérieur tout un écosystème fluide et cohérent, dans lequel l’homme reprend finalement le contrôle. Au final le seul objectif étant de vivre mieux. Tout simplement. Plus smart, plus verte, plus connectée, la smart city n’a finalement qu’un seul but. Être une “better city” plus harmonieuse et plus humaine.